Journée électrique

2cvolive

Samedi 7 mars

Ce matin, Karl me sort pour aller faire un tour en ville et un peu de promo visuelle. J’ai même eu droit à quelques photos et félicitations sur mon look.

Je dois avouer qu’Etienne a titillé mes circuits électriques et trouvé comment je faisais pour ne plus démarrer. Une cosse un peu lâche au démarreur dont j’avais réussi à me défaire. Il a resserré mes contacts, je vais devoir bosser.

Karl a décidé que nous partions faire le tour de Garde-Grosse. Il embarque son épouse, son beau-fils et le nouveau petit chien de la famille. Je me suis tenu jusqu’à Châteauneuf-de-Bordette mais dans la descente du col de la Croix, wrrr, plus rien. Je m’évanouis.

Sont-ce les chaos de la piste du chemin de Crapon ou une défaillance subite, toujours est-il que nous voici plantés au bord de la route, capot ouvert et Karl à fulminer. Je rigole doucement et me demande s’il saura trouver la cause de mon silence obstiné. Le voilà qui appelle au secours Etienne mais dans cette partie de la montagne, pratiquement pas de réseau. Quand ils ont réussi à se joindre, Karl lui explique que pourtant mes clignotants clignotent et que mon klaxon klaxonne; d’ailleurs il le prouve d’un grand coup d’avertisseur au moment où son épouse a la tête sous le capot. Ah ! Ah! Bonne blague ! Ils sont tordus de rire sauf Karl qui n’arrive pas à entendre ce que lui dit Etienne. Soudain, kaï kaï, c’est le petit chien qui passe dans une clôture électrique. Je me bidonne, décidément, c’est la journée électrique !

Alors Karl farfouille encore à droite, à gauche et son épouse lui dit qu’elle a reçu une décharge en passant la main sous mon volant pour arrêter le chrono dans le vide-poche. C’est là qu’est l’os ! J’ai tout simplement une connexion au Neimann qui pendouille hors de son emplacement. Il passe encore un bon quart d’heure à essayer de rappeler Etienne pour lui dire qu’il a trouvé la panne mais sans succès. Il décide alors de continuer la route jusqu’à retrouver du réseau mais je suis Titine la coquine… En refermant le capot, Karl met son doigt là où ça me chatouille alors je le croque et le tient bien coincé dans le système de fermeture. Son épouse et le beau-fils sont morts de rire, Karl va mettre 30 bonnes secondes à se décoincer, c’est mon côté pitbull !

Enfin, c’est reparti. Plus loin, il appelle encore Etienne qui me promet une bonne thérapie électrique. Mais oui mon p’tit mécano, fais-toi plaisir !

Quartier des Blaches, j’aime bien la route, sinueuse et ombragée, beaux points de vue. Le chrono indique une heure de route en rentrant dans Nyons sans compter les 45 minutes d’arrêt imprévu. C’est ça avec moi : l’aventure. Pour finir, quand Karl m’a remise au garage, je lui ai envoyé une ultime décharge électrique quand il a posé la main sur la poignée. Il sait maintenant que mes circuits doivent être repris de A à Z. Je vais passer sur le billard pour m’offrir une deuxième jeunesse.2cvolive

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *